Monday, April 03, 2006

 

NOS OUTILS POUR AFFRONTER LA VIE

L’ordre existant n’est pas satisfaisant et même il n’a jamais été satisfaisant puisqu’il y a toujours des guerres et des conflits atroces dans l’histoire. Je ne veux pas ajouter de troubles au désordre existant, aussi je ne travaille que sur l’information ce qui évite d’accuser ou de critiquer. Il suffit de changer l’ordre des informations pour ouvrir des horizons nouveaux. Ce n’est pas la peine de jeter des bombes, ni de manifester dans la rue pour obtenir une réforme.

On a tous appris à l’école les 5 organes des sens.
Il suffit de concevoir que l’œil et l'oreille sont les organes de perception, la bouche et la main ceux d'expression pour comprendre l’être humain et ses disfonctionnements. La vie nous a créé avec les quatre à la fois, autant savoir s'en servir correctement. Je les appelle les outils pour affronter la vie, parce que l’on s’en sert tous jours et la façon de les utiliser oriente notre chemin dans la vie.
La bouche et l'oreille sont les premiers à fonctionner dans la vie. Un nouveau-né réagit à un bruit brusque : c'est le réflexe de Moro. Le système bouche-oreille est l’essentiel de la relation mère-enfant. La vue se développera plus tard, après l’imprégnation maternelle. Il faudra se déplacer pour voir.
L’enfant découvre alors la réalité, en particulier, quand il met des objets à la bouche ou lorsqu’il tombe ou qu’il est malade. Cette donnée importante a été négligée dans tous les manuels de psychologie.
Si on n’a pas eu de modèles parentaux idéaux, la réalité et les lois qui la régissent sont les mêmes pour tous. Si l’occasion le permettait, il serait utile de mettre un individu dans des circonstances variées (mer, montagne, désert, froid, pays étrangers…), sans que cela soit des conditions punitives, mais tout simplement pour être confronté et apprendre les lois de la vie qui sont communes à tous et éternelles puisqu’elle existent avant nous et subsisteront après nous.
Dans le monde extérieur que l’enfant découvre, il verra les autres et le père qui est la deuxième personne qu’il identifiera. Le système œil-main sera paternel.



L’œil est réduit à la perception de l’ophtalmologiste qui vérifie s’il fonctionne bien, de même que l’ORL examine la qualité de votre audition. On ne s’est jamais préoccupé de la façon dont on s’en sert, ni des informations que l’on traite avec, alors que la gestion de notre vie en dépend. Je vais devoir expliquer cette évidence.

L’ŒIL

Il ne fonctionne pas de manière permanente, on peut fermer les yeux ou diriger notre regard. L’œil permet de voir, certes, mais quelles sont les informations qu’il nous procure ?
L’œil voit les contours, les surfaces, les volumes, les couleurs et les nuances. Comment l’utilise-t-on ?
On a toujours comparé l'œil à un appareil photo, ce serait plutôt un caméscope. L'œil n'est qu'un capteur, l'important étant le traitement de l'information visuelle qui identifie et nous fait réagir plus ou moins avec tout notre être. L'œil, au départ, voit d'une manière ponctuelle, ce n'est que plus tard qu'il pourra se perfectionner et voir l'élément dans son contexte. Tel sera le regard de l'œil chevronné.
Voir est lié à la lumière du jour ou de l’éclairage artificiel en nous informant de la situation présente, il relève aussi d’un choix, car on peut diriger son regard ou fermer ses yeux.
Voir est aussi lié à l’image d’un rêve, de l’imagination, d’un projet. On peut voir aussi bien son intérieur que l’extérieur et prévoir en images son avenir.

L’œil-reproche est aussi une perception primitive qui ne voit que le détail choquant, par exemple, une tâche sur un vêtement. Il n'est pas nécessaire de l'éduquer. L’apparence est ce que l’on présente au regard de l’autre, elle gomme le maximum de défauts jusqu’au trompe l’œil. L’œil-reproche qui est le plus fréquemment utilisé distingue surtout l’erreur ou le défaut, le contraste, l’élément dissonant, le détail qui choque. Le jugement ne se fait pas attendre avec la critique, le rejet et la désapprobation. On peut diriger notre regard vers ce qui nous intéresse et le détourner de ce qu’on n’aime pas voir.
L'œil-observateur est très précieux pour examiner ce qui nous entoure, car on ne perd pas son temps à observer.
L'œil-main a un autre regard pour décomposer mentalement l'objet, l’analyser et comprendre son agencement. Le bon observateur est capable de reproduire ce qu'il voit, s’il maîtrise la technique.
Le meilleur œil est celui du dessinateur et du peintre, mais aussi celui du mécanicien ou du bon bricoleur qui a le sens pratique pour analyser et avoir des idées. Léonard de Vinci a été non seulement un excellent peintre, mais aussi un concepteur de machines.
Si on est prisonnier et ficelé, il nous reste une liberté, celle d’observer et de réfléchir. A l’inverse, si notre regard est capté avec intérêt, notre être et notre corps sont immobilisés.



L’œil captivé immobilise le sujet

L’œil voit l’espace et tous les éléments qui le composent. Le dessin peut être gravure, si un burin remplace le crayon, bas-relief et sculpture, si on en fait un volume. Au lieu de prendre le dessin d’un trait, on aurait pu faire une mosaïque ou des vitraux et dans l’espace constituer une boîte.
L’œil s’adresse à des données fixes auxquelles on peut se référer. On peut les projeter dans le temps imaginer depuis le rêve jusqu’au projet à court terme ou à long terme pour construire son avenir.
Certains ont pour but se sentir bien pour être heureux. Ces données sont variables et labiles. Si on a un objectif en image, il est fixe et chaque jour nous pouvons contribuer à sa réalisation. Tel est le cas des passionnés.
Le regard des autres est craint lorsqu’il s’apparente au jugement et à la critique. Il se fait aussi au travers de la loi, dans le cas où on aurait des comptes à rendre.
La vue peut s’adresser au détail, mais aussi elle peut se faire avec recul comme la vue d’avion pour considérer l’ensemble des choses et même avec évolution dans le temps.
L’œil peut se comporter comme une loupe en grossissant ce que l’on voit associé souvent avec son importance, il s’agit de macropsie, à l’inverse dans la micropsie, on peut voir tout petit. L’œil est en état d’alerte devant le danger réel ou interprété comme tel.
L’illusion est la perception d’un objet réel, mais déformé, l’hallucination est une perception sans objet. La vue et les autres organes des sens sont aussi susceptibles d’une interprétation erronée.
Chez l’homme, l’hémisphère droit et gauche sont différents, alors que chez l’animal, ils sont symétriques. Au lieu de parler d’hémisphère dominant, je préfère parler d’hémisphère paternel et maternel.
L’œil paternel perçoit les objets et les paysages.
L’œil maternel les visages et les animaux.
Ces données relèvent de la neurologie et non de la psychologie.

L’OREILLE

L’appareil cochléaire ou auditif est un sens toujours en éveil, même pendant le sommeil : il constitue alors le meilleur signal d’alarme contre un danger du monde extérieur, il nous sécurise.
L’audition est indispensable à l’enfant pour acquérir spontanément le langage. Seul un apprentissage spécialisé permet à l’enfant sourd profond d’apprendre à parler. La surdité entraîne la perte de tout contact avec le monde sonore. Sa propre voix normalement contrôlée par l’audition. Sans elle, la parole est déformée et souvent difficilement compréhensible. La parole d’autrui peut être comprise par le mouvement des lèvres. L’oreille écoute aussi bien l’extérieur que notre intérieur avec ce que nous ressentons.
Comme le son, l’oreille est liée au temps qui s’écoule. Ses données sont labiles. Le son n’a pas de matérialité et ne se conserve pas. On ne peut reproduire que l’image mécanique, électronique ou informatique de celui-ci. On dit bien que les paroles s’envolent et que les écrits restent.
On croyait que le son n’existait que s’il y avait une oreille pour l’écouter. Il a fallu dix huit siècles pour s’apercevoir qu’il existait, de manière autonome, en tant que vibration.
On baigne toujours dans une ambiance sonore, d’ailleurs ceux, qui filment sur le vif, s’aperçoivent des nombreux bruits parasites qui ne concernent pas le sujet traité.
L’oreille absolue est cette expression utilisée par les musiciens pour signifier qu’un auditeur, professionnel ou simple amateur, est capable, à la seule audition d’une note ou d’un accord, de donner infailliblement le nom de cette note ou la nature de cet accord. L’enfant ainsi doué a appris en même temps le nom des notes et retenu leur hauteur.
L'oreille aide à la synchronisation, à la motricité et à la coordination de la voix et des doigts.
La musique est l'art d'émettre des sons dans le temps et de les respecter dans l'unité de temps. La voix est notre instrument de musique naturel. Le théâtre développe l'art de s'exprimer depuis la diction, la puissance et le contrôle de la voix. La mimique, les gestes, appuient les discours ou les répliques. Le corps et l'affectif sont aussi engagés dans l'espace et en coordination avec les autres.
L'enfant possède naturellement tous ces moyens d'expression, mais son éducation, les sanctions, les contraintes lui font perdre sa spontanéité. Il faudra se roder aux techniques théâtrales pour récupérer ce qu'on a perdu, c’est-à-dire la naïveté d’un enfant.

L’ŒIL ET L’OREILLE, UNE ENTITE EMBRYOLOGIQUE

Lors du développement du fœtus, l’œil apparaît comme une évagination latérale du cerveau antérieur. Il s’agit d’une petite vésicule creuse reliée par un pédicule à la cavité cérébrale. L’oreille interne provient d’une invagination qui se déprime en fossette et en vésicule auditive.
L’œil et l’oreille sont reliés, au niveau du mésencéphale, aux tubercules quadrijumeaux qui ont le rôle de situer ces organes vers la source qui suscite notre intérêt avec les mouvements de la tête.

LA BOUCHE

Chez l’animal, la bouche sert à la fois à se nourrir et comme organe de préhension, mais c’est par la voix et le langage qu’elle devient un organe essentiel à la communication entre les individus. La station debout a libéré la voix et les mains.
Toute la perception du monde extérieur, de ce que nous ressentons et de ce que nous voulons faire, peut être couvert par des mots. Cette traduction est plus ou moins fidèle, lorsqu’on enjolive ou dévalorise la réalité. On peut aussi mentir en faisant des omissions, en déformant les faits jusqu’à les nier ou en fabulant en confondant rêve et réalité.
Le mot maternel est un mot lié au sentiment et au moment où on l’éprouve. Il est donc fluctuant avec les circonstances. Contrarié, on va exprimer sa colère avec des mots agressifs, grossiers et même désobligeants. Deux heures après, par exemple, de meilleure humeur, on dira des mots doux en ayant oublié ce que l’on a prononcé auparavant. Il se peut que l’on rencontre des gens charmants, qui nous ouvrent des perspectives intéressantes, mais attention, ceci n’est valable qu’à l’instant présent, car après ils auront oublié. Une information chassant une autre, ils ne vivent que l’instant présent.
Le mot paternel est un mot lié à l’image. Il est fixe, il est la parole donnée qui ne varie pas dans le temps, quelles que soient son humeur et les circonstances. Si toutefois, on change d’avis, on a le souci d’avertir l’autre par correction. On est fiable.
Une même phrase peut être dite avec des mots maternels variables avec les circonstances ou des mots paternels fiables. Ce n’est qu’à l’épreuve qu’on verra ce qui est vrai.

LA MAIN

La main est l'aboutissement de tous nos organes. L'œil du peintre est traduit par la touche de peinture, à chaque son correspond un geste, ceux du cuisinier ont leur traduction dans le goût. La main peut palper, explorer par son toucher, agir et créer par ses mouvements. Une main outillée peut tout faire. Les gestes du débutant sont maladroits et imprécis, ceux du bon ouvrier sont attentifs et efficaces. La répétition engendre l'ennui, mais elle est indispensable pour apprendre.
Pour la machine, il est difficile de faire tordu ou de varier son action, mais très facile de faire la même chose. Pour l’être humain, il s’agit de l’inverse, il faudra être motivé et persévérant pour faire la même chose et attentif pour faire droit, alors qu’il est très facile de faire n’importe comment. L’habitude et l’entraînement facilitent la tâche.
La main est l’organe de l’action, de la création, de la responsabilité et du lien humain.
Le corps, par le sport et la danse, développe l'aisance et l'agilité de l'individu. Les artistes sont les mieux placés pour développer leurs outils naturels.
Des outils développés permettent d'affronter les épreuves de la vie avec confiance. Comment montrer à celui qui ne voit pas, parler à celui qui n’écoute pas, comprendre celui qui ne parle pas ? Ce sera une lourde charge de s'occuper de celui qui est dépendant et qui oppose des résistances à faire.
L'œil et la main sont en régression dans les pays modernes parce qu'on ne voit plus de ses propres yeux, mais à travers l’écran de cinéma, de télévision, d’ordinateur… La main a perdu du terrain ainsi que ses valeurs affectives de lien et d'entraide.
Plus une machine est moderne, plus la main est exclue. On rechigne à faire les tâches de maison, à cuisiner, à coudre, à planter ses légumes, à fabriquer… Les produits achetés tout faits sont moins chers et plus rentables. Il vaut mieux jeter que réparer.
L’œil et l’oreille sont des télérécepteurs, c’est-à-dire des récepteurs à distance. Il est important de bien observer une situation et d’y réfléchir avant d’engager nos mains et notre responsabilité.

LE TALMUD

Le Talmud, qui est la loi orale juive qui a été retranscrite par écrit pour ne pas disparaître, dit que “L’état parfait est quand l’œil est égal à l’oreille”. L’ophtalmologiste ou l’O.R.L vérifient l’état de santé de ces organes de perception, mais ne se préoccupent jamais de leur fonction essentielle qui est de capter une information.
L’information bouche-oreille correspond à ce qu’on dit, qu’on pense qu’on imagine, qu’on croit… , mais aussi ce que les autres expriment. Il s’agit du langage des humains, le langage des mots.
L’information œil-main traduit les traces concrètes de notre comportement, il s’agit du langage des faits.
Si le langage des mots correspond au langage des faits, on éliminera les blagueurs, les escrocs, les marchands d’illusions, les faux témoins… et tous ceux dont les mots sont en contradiction avec les faits. Il n’est point interdit d’avoir des idées saugrenues, d’évasion ou de rêver avec les mots correspondants, mais il faut être conscient de ne pas prendre ses illusions pour des réalités, ni profiter de la croyance ou la naïveté des autres pour les manipuler.
Des erreurs de perception entraînent des erreurs de réalisation et de gestion qui peuvent avoir des conséquences graves. Voir juste n’est pas uniquement une qualité philosophique ou morale, mais a un intérêt pratique au niveau des résultats.
Ce n’est pas que le Tamuld qui annonce l’importance de l’œil et de l’oreille, un proverbe chinois dit aussi : “Ce que j’entends, j’oublie, ce que je vois, je comprends et ce que je fais, je sais ! ”

POURQUOI S’AGIRAIT-IL D’UNE PERFECTION ?

Cette affirmation s’adresse à tous, puisque chacun a des yeux et des oreilles et à tous les domaines. En effet, en toutes circonstances, rappelez-vous : l’œil, l’oreille, la main. En symbole, l’œil est paternel, l’oreille est maternelle, la main correspond à “Je”, on ne pourra rien ajouter de plus ou de mieux.
L’ordinateur réalise cette perfection puisque les mots d’un programme correspondent exactement à son exécution.
Au niveau de la fiscalité et des impôts, à toute déclaration, il faudrait l’œil (les factures et les relevés bancaires), l’oreille (la justification de tous les papiers présentés), la main (la loi qui permet sa faisabilité).
En sexualité, l’œil apprécie physiquement le partenaire, l’oreille teste s’il convient (sa personnalité et son caractère), la main cherche son accessibilité. Tout bonheur que la main n’atteint pas n’est qu’un rêve !
En apprentissage, l’information écrite (œil) vous sert de référence ou permet de poser des questions sur ce que vous n’avez pas compris. La personne qui sait (l’oreille) vous guidera et vous donnera les explications sur ce que vous n’avez pas compris ou oublié. La main sera votre travail en quantité et en qualité.



Chaque jour, vous traitez des informations. Vous donnez priorité aux informations internes ou externes. Le chemin de votre vie en dépend.

L’évolution d’un enfant va de la maison, où les informations bouche-oreille ont priorité. Elles traduisent nos désirs, ce que nous ressentons avec notre santé physique et morale. Dans ce cas, nous sommes aussi intéressés par ce que font les autres dans la maison.
A l’extérieur, il gagnera son argent, il trouvera l’amitié, l’amour, la connaissance des activités de loisir, bref tout ce qu’il peut désirer, mais aussi tout ce qu’il peut craindre avec l’insécurité, les gens inconvenants et divers danger. A lui d’avoir le discernement et l’autonomie pour se débrouiller. Une vie casanière n’apporte pas le bonheur pas plus qu’une vie d’errance. A chacun de trouver la bonne proportion. Celui qui a compris que la maison est faite pour se nourrir et se reposer, mais que son évolution se fait à l’extérieur aura moins de problèmes que celui qui se donne de bonnes raisons pour maudire l’extérieur.
En psychiatrie, chez l’angoissé, par exemple, bouche-oreille s’emballe en cercle vicieux et ébranle l’affectif alors que les faits ne justifient pas cette disproportion émotionnelle. Le sujet écoute son intérieur, en boucle, sans idée de vérifier la situation pour justifier son affectif.
Chez les troubles obsessionnels compulsifs, le doute l’emporte sur la vérification. En principe, le langage des faits est fixe, stable et a priorité. Si on le met en doute, on retourne au point de départ et l’on est condamné à vérifier ce qu’on a déjà vérifié, ce qui entraîne un cycle infernal. Chez ces personnes, les informations visuelles n’arrivent pas à tamponner les inquiétudes engendrées par le doute. Elles s’écoutent, mais ne voient pas !
Souvent chez les mères qui élèvent seules, leurs enfants, les remarques ou les sanctions venant de la mère sont mal acceptées par celui-ci. L’opposition mère-enfant est faite de rejet, d’irrespect et de dépendance parce que l’enfant n’arrive pas à se débrouiller tout seul et à être autonome.
Si on teste la productivité de ces sujets, elle est quasi nulle parce qu’elle fait place à une oisiveté et à une inefficacité. L’œil ne s’intéresse qu’aux comportements des autres et la bouche maudit, dévalorise et décourage la main qui prendrait une initiative. Ils râlent beaucoup et sont généreux de leurs commentaires, mais ne font rien, ils sont oisifs en apparence, mais restent actifs dans leur tête à tourner en rond. Ils ne sont pas heureux pour autant.
Beaucoup d’enfants de société modernes sont hyperactifs. L’idée est folle dans le sens qu’elle peut aller dans tous les sens, mais la réalisation contrôle sa faisabilité elle demande du temps, de l’attention et de la persévérance pour aller jusqu’au produit fini. Œil-main est régulateur de Bouche oreille. Comme ces enfants n’ont jamais appris à faire, ni à être responsabilisés à faire une tâche, ni à mener un projet jusqu’au bout, l’idée règne en maître et s’évanoui dès qu’elle se met en pratique parce qu’elle n’est pas structurée. Ce ne sont pas des médicaments qui rééduqueront Œil-main !
L’œil égal à l’oreille est une affirmation qu’il appartient à chacun de vérifier et d’y croire ou non. Ce rapport d’égalité est accessible à tous. Il paraît banal, mais générateur de nombreux troubles, si l’individu n’y parvient pas.



Bouche-oreille représente ce que l’on dit, ce que les autres disent, il s’agit du langage des humains, mais aussi du son avec sa dimension temporelle et éphémère.
Œil-main représente le langage des faits et de la réalité avec ses résultats. L’œil s’adresse à l’espace avec tout ce qu’il contient. Il est une référence stable.


COMMENT ETES-VOUS CERTAIN DE QUELQUE CHOSE ?

Beaucoup croient à la vérité parce qu’ils le sentent ou le ressentent fortement, ils font confiance à leurs intuitions. Sans dénigrer leurs convictions, il faut voir, comme Saint Thomas, ce dont il s’agit, mais aussi, il faut le vérifier par une mise en pratique, puisqu’une erreur peut se glisser dans la perception.
Lorsque ce que vous dites correspond à ce que vous faites, vous êtes fiables. C’est la seule condition pour créer une relation humaine stable et constructive. Comme dit le proverbe : il vaut mieux un moineau dans la main (ce qui est sûr) qu’un pigeon sur le toit (qu’il faudra attraper et qui représente des promesses aléatoires).
Une image fixe et stable permet d’additionner les efforts humains. Le son ne s’additionne pas. Ainsi les progrès humains se sont faits lorsque ces deux éléments se sont coordonnés. La science et la technique se sont additionnées au cours du temps parce que la vérification s’explique, se voit et se transmet. Le travail à la chaîne en est encore une autre illustration, ici l’objet de la fabrication reçoit le travail de chacun.
Dans les autres domaines, l’être humain n’a pas fait de progrès. Le jaloux de l’époque égyptienne et le jaloux de nos jours sont les mêmes à quelques nuances près. L’atrocité des guerres se perpétue de nos jours encore. Quelques notions de droit ont progressé sans plus.
Ce qui s’adresse au son ne s’additionne pas comme la religion, la voyance, l’ésotérisme… Si le religieux mettait en pratique ses préceptes dans son comportement, alors il aura laissé des traces à l’image de sa foi qui pourront s’ajouter dans le temps. Le voyant ne transmet pas ses dons à ses élèves.



Pour être sûr, il faut l’œil-l’oreille-la main. L’œil (paternel) voit, l’oreille (maternelle) écoute les explications et la main (je) vérifie. Le cercle représente la traduction en mots par la bouche.

LE TEMPLE DE JERUSALEM


Il a été détruit deux fois : par Nabuchodonosor et par Titus. Il en reste le mur des lamentations. On a la maquette et on pourrait le reconstruire, mais ce ne sera possible que lorsque tout sera bien. Il constitue un espoir. Plusieurs commentaires lui sont associés.
Les textes disent : “Il ne faut pas que le fer heurte la pierre”. On pourrait citer les Incas qui ne connaissaient pas le métal et qui ont fait des constructions avec des ajustements remarquables. Il faut surtout retenir la notion de heurt. Ce qui a été obtenu par le drame perd de sa valeur. La vie renouvelle sans arrêt les constituants de notre corps (globules sanguins, protéines, minéraux…) dans le sens d’une adaptation à notre milieu, sans que nous soyons malade.

“Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma langue se colle à mon palais et que mon bras droit se dessèche !” Schématisons cette remarque bizarre.



Si Jérusalem représente l’aspiration à une perfection et un idéal, cette phrase évoque que la bouche et la main sont bloquées, ce sont les organes d’expression.
La société appartient à ceux qui s’expriment par des mots ou par des faits.
Si on n’a rien à dire ou à transmettre, on ne vit que pour consommer et tout ce qu’on achète, finit dans les ordures. On vit comme un légume. Si on crée, on apporte une plus-value aux matériaux que l’on achète.

Nous avons tous notre rôle dans l’évolution de la société. Chacun a un message à exprimer sur cette terre, encore faut-il que tout en assumant les banalités et les contraintes du quotidien, l’individu aspire à donner forme à l’idéal qui est en lui.

INTERPRETATION KABBALISTIQUE

Cet espoir où un jour tout pourrait être bien se résume dans un symbole, d ‘ailleurs on ne pourrait trouver plus simple expression.



On pourrait proposer plusieurs interprétations, comme la conciliation du terrestre et du céleste, du corps et de l’esprit…
Le rond représente ce qui est concret, ce qui se voit (l’œil), mais aussi ce qu’on est capable de faire, notre capital. Il s’agit d’un estomac que l’on remplit au cours de notre vie. Il ne dépend que de notre travail. Il est proportionnel à nos efforts, si on respecte la technique adaptée.
Le demi-cercle dépend des autres, l’espace n’est pas limité. Il suit des lois statistiques, car on ne peut plaire à tout le monde.
L’état idéal serait que le mérite équilibre le succès.
Ce symbole se suffit à lui-même, il n’y a pas besoin d’autre chose. Ainsi pour l’emploi, il suffit d’avoir compétence et des clients satisfaits. Les diplômes ne seront nécessaires que pour être légal selon les métiers exercés.





Lorsque vous avez un projet à réaliser, il faudra renforcer vos arrières pour augmenter les chances de réussite, inutile de râler.

LES CINQ ORGANES DES SENS

Nous avons appris les cinq organes des sens, pourquoi ne retenir que l’œil et l’oreille ?
Tout ce qui est espace et objet se rapporte à l’œil. L’odorat et le goût feront partie de l’objet. La main sera le toucher et l’action. On a oublié la sensibilité profonde, les informations données par le labyrinthe nous renseignent sur notre position par rapport à la verticale, à l’horizontale et aux accélérations, les articulations qui déchargent sans arrêt selon l’angle de l’articulation et les muscles qui sont sensibles à l’étirement. La douleur n’est pas le propre du toucher. Ces éléments conditionnent notre schéma corporel et nous repère dans l’espace.
Bouche-oreille se réfère au langage des mots, du son et du temps.
Œil-main est le langage des faits et de l’espace.
Le fait de classer les organes des sens en œil et oreille donne l’équivalent en informatique de 0 et 1, permettant de coder tout ce qui existe.

L’ESPACE ET LE TEMPS

L’oreille capte les informations sonores audibles dans l’unité de temps. L’œil balaie une distance ou un espace avec des retours en arrière selon ses besoins ou ses intérêts. Il est aussi l’organe de la personne seule qui réfléchit et raisonne pour trouver une issue dans le labyrinthe où elle se trouve.
Pour apprendre un cours, il faudra écouter, à plusieurs reprises, l’heure d’enregistrement pour le retenir. Avec l’œil, on mettra du temps pour comprendre un cours écrit, mais au fur et à mesure qu’il sera assimilé, l’œil mettra de moins en moins de temps pour faire des révisions et relire le texte.

HARMONIE

Si bouche-oreille est égal à œil-main, ceci correspond à une harmonie de notre être et une entente avec nous-mêmes. Une thérapeutique en découle, celle de compenser les manque pour rétablir cet équilibre. La plupart des gens traduisent leur goût en “J’aime ou j’ai horreur”. De là découle la division de la vie en métiers spécialisés. S’ils ont horreur du piano, par exemple, cet instrument n’y est pour rien, ils n’expriment que la relation de rejet qui est liée à l’éducation d’enfance. Or ce qui existe a le droit d’exister, il faut apprendre à s’en servir. Etre à la fois intellectuel et manuel n’est qu’une conciliation du corps et de l’esprit.
Souvent lorsqu’il n’y a pas de dialogue, le mot perd de sa signification. Si on vous dit “Donnez-moi un verre d’eau” et que vous apportiez ce verre. Il ne s’agit pas forcément d’une relation de maître à esclave, mais de la transmission son-action qui est précieuse parce qu’elle a été dite avec des mots pour engendrer une action.
Beaucoup d’enfants, d’adolescents et d’adultes ne sont pas obéissants. Il faudra exercer une pression pour faire. La relation son-action ne se fait que sous contrainte.
Dans le monde maternel entre la consigne et son exécution, le moi s’interpose sous forme de commentaires qui maudissent la main en dévalorisant son action. Exemple : c’est dur, je n’y arrive pas, je fais mal, je n’ai pas envie, je suis fatigué… Lorsque ces commentaires sont trop importants, ils font écran à l’action et le sujet s’arrête de faire.
Dans le monde paternel, on réfléchit ou on discute avant de faire, mais une fois qu’on accepte la tâche, lorsqu’on fait, on ne parle pas.
En maternel, on agit par pression pour exécuter une tâche, en paternel, on fait ou on refuse de faire par libre choix.

PROSPERITE

Si l’œil égal à l’oreille représente un état parfait, pourquoi n’apporterait-il pas une prospérité ?
Il ne s’agit pas d’un numéro gagnant de loterie, mais tout d’abord de la nécessité de trouver une harmonie avec soi-même en apprenant toutes les possibilités et les utilisations de notre être. Pourquoi privilégier ou atrophier d’une manière arbitraire un de ces quatre outils ?
Si le langage des mots correspond au langage des faits, on dispose d’une référence stable pour soi-même et pour les autres. Tout ce qui existe socialement est fait par une équipe motivée. Les ennuis commencent lorsque les engagements ne sont pas tenus et le travail mal fait.

TSEDEK

Ce mot hébreu signifie justice et paix. Toute action comporte une réaction sauf quand cela est juste. Lorsqu’on est correct, il ne s’agit pas de prospérer aux dépens des autres ou de s’enrichir en laissant des préjudices derrière soi. On ne devrait pas être prédateur des autres. Il est essentiel que tout échange soit équilibré et les deux parties soient satisfaites.
La qualité essentielle d’un être humain est le discernement qui consiste à voir juste quel que soit le contexte, le pire étant la confusion qui méprise le bon sens. Eviter l’échec et le préjudice pour ne pas avoir d’ennuis devrait être le souci de chacun, aussi bien pour soi-même que pour les autres.
En ne s’intéressant qu’à l’information que l’on traite, on n’accusera personne de ses maux.

LE CHEMIN DE L’HARMONIE

Il est regrettable qu’il ait fallu 1’esclavage d’Egypte et les 10 plaies pour parvenir aux 10 commandements, qu’il ait fallu la chute de Rome pour diffuser le message de Jésus. Pourtant on aurait pu méditer ces éléments en temps de prospérité et de paix, sans passer par l’épreuve.
Il n’est pas nécessaire d’attendre le déluge pour comprendre le vrai et le vérifiable.
Si les enfants ou le révolté faisaient mieux que les parents ou que l’oppresseur, nous serions parfaits. En fait, on est tous enfermés dans une boîte et l’opposé d’un mur est un autre mur. Pour sortir du système, il faut ajouter d’autres données, pour augmenter les possibilités de choix qui permettent de faire comme avant ou se servir des nouvelles données.
Etre mécontent ou râler sont une énergie précieuse. Si on la gaspille en commentaires ou en critiques sans résultat, on est condamné à tourner en rond. Celui qui veut s’en sortir ne dit rien, accumule les éléments et les moyens de son évasion. Quand il sera prêt, il mettra son projet à exécution.
Vis-à-vis de l’avenir citons différentes approches :
• La théorie fataliste
6000 ans d’histoire n’ont rien changé aux conflits humains. Qui vivra verra ou ce qui doit arriver arrivera !
• La théorie hiérarchique
Beaucoup préfèrent s’en remettre au chef et travailler pour lui, plutôt que prendre soi-même les décisions ou les initiatives. Les dictateurs, les gourous, les faux prophètes l’ont bien compris. La société, la publicité nous proposent des modèles qui engendrent des fans ou des supporters.
• La théorie bouddhiste
Nous tournons tous en rond dans la roue de la vie avec un cycle de souffrance “Le Samsarah”. Il importe à chacun d’élever sa conscience et d’élargir son cercle. Il existe 8 niveaux de conscience et le niveau supérieur correspond au Nirvana. Il s’agit d’un état d’éveil.
Effectivement la région la plus sensible de notre cerveau est la réticulée. C’est elle qui meurt en premier. Trois minutes d’arrêt circulatoire cérébral engendrent des lésions irréversibles. Elle régit l’éveil, l’attention, la conscience et la connaissance qui permettent à l’être humain le discernement ou la confusion.
Chacun est éveillé à ce qu’il aime. Comme dans le cas de Bouddha, il faudrait être éveillé à tout, sans rejeter quoique ce soit, ni se placer en juge.
On accédera à s’élever spirituellement par la méditation qui permet un détachement et une prise de conscience. Cela va jusqu’à l’amour des autres. Cependant on médite avec son tempérament alors que la connaissance est plus objective et apporte l’éveil. Celui qui connaît est plus éveillé que le naïf ou le débutant.
L’éveil commence par porter ses organes des sens vers la source d’information, puis il faut savoir poser des questions pour mieux apprécier ce dont il s’agit. Pour aller plus loin, il faudra se documenter. Une pratique motivée fera de nous, un compétent.
L’éveil est la première étape de l’apprentissage, il s’oppose à l’indifférence et à l’opposition. Il témoigne d’une réceptivité à l’information. Il faudra s’investir pour approfondir l’éveil. Cette première étape permet de retenir ce que l’on peut de l’événement qui passe. Si Bouddha était omniscient, il était d’abord ouvert à tout. Les informations abondent sous notre nez, il suffit d’y prêter attention pour enrichir notre curiosité.
Dans la société moderne, pour attirer l’attention, il faut des feux d’artifices ou une mise en scène grandiose. Ainsi dans les films, il faudra des meurtres, des courses-poursuites, de la pornographie, des trucages et des images de synthèse parce que la réalité ne suffit pas dans sa banalité ou sa simplicité.
Pour le sage, un détail quelconque peut le remplir de satisfaction pour la journée ou plus. Lorsque l’intérieur est éveillé, un peu apporte un enseignement riche, alors que pour l’inattentif, l’extraordinaire ne le distrait pas de l’ennui.
Pour le bouddhiste, l’esprit doit être prêt à recevoir un contenu. L’école de la vie permettrait aussi la connaissance et l’éveil de l’esprit.
Elargir son espace, en lui ajoutant ce qu’on a rejeté sans raison, nécessite une acceptation et un travail. On peut rendre ce dernier agréable et facile, sans recourir aux sanctions et aux éliminations de l’école.
Les gens qui cherchent le truc pour être soulagés et mettre fin aux causes de leur désarroi risquent d’être déçus parce qu’on ne peut déformer les lois de la vie à leur convenance, au contraire, il faut apprendre à s’en servir et apprécier les résultats.
L’information est de plus en plus abondante, mais de plus en plus dispersée. Les journées sont très différentes d’un individu à l’autre. Sur papier, tout existe, il n’y a pas grand-chose à ajouter, mais si chacun faisait correctement son métier, notre qualité de vie serait nettement meilleure.
Quand prendrons-nous conscience de la nécessité d’ordonner et de coordonner l’information ?
Si on mettait en ligne l’information depuis son origine jusqu’au produit qui se vend ou qui atteint le public, si elle correspond à ce qu’on voit, les explications et la mise en pratique (l’œil, l’oreille, la main), on s’apercevrait que le chemin n’est pas si inaccessible que cela, puisque la vie n’a utilisé que quelques principes et des milliers d’applications.

ENTRE L’ŒIL ET L’OREILLE, LES LIMITES NE SONT PAS PRECISES

L’homme n’est pas entièrement masculin, il comporte une partie féminine, de même, la femme a une partie masculine. On peut voir avec l’oreille, c’est le cas des chauve-souris qui émettent des ultrasons et qui en reçoivent l’écho. Elles peuvent ainsi capturer un moucheron parmi les feuillages d’un arbre. On peut aussi observer avec l’oreille et entendre avec l’œil puisque tout ce qui bouge fait du bruit à condition d’avoir une énergie suffisante pour stimuler le tympan.
Les appareils d’exploration prolongent les limites de nos organes des sens. Ce que l’on perçoit ne s’arrête pas aux sensations, mais ouvre le champ à une infinité de choix d’interprétations et de réflexions. Le “borné” a une perception rigide et limité de son univers.
Parmi des milliers de gens, il n’y a que quelques personnes qui voient loin pour sentir l’avenir. Ils sont des visionnaires ou des précurseurs, d’autres voient différemment pour créer.
Si nos forces faiblissent avec l’âge, notre perception avec nos valeurs reste en principe inchangée et peut encore s’enrichir.

TESTEZ VOUS VOUS-MEME OU VOS PROCHES

L’œil, l’oreille, la bouche et la main représentent nos quatre outils de la vie. Tester, c’est évaluer leur valeur, on peut procéder de la sorte si on met les difficultés en ligne :
• Le dessin va du gribouillage jusqu’à l’exposition de peinture.
• La musique va du bruit jusqu’au concert.
• La parole va de la lecture jusqu’au théâtre.
• Le mouvement va du geste jusqu’aux sports de compétition ou à la danse.
• La main va du jeu de construction, jusqu’à la fabrication d’un objet.

Chacun de nous se trouve à un certain niveau selon la discipline choisie. Il est important de noter les réticences et les commentaires à l’exécution d’une tâche, parce que souvent la bouche maudit la main qui fait et lorsque les commentaires sont trop importants, le sujet s’arrête. On remarque que les performances ne sont pas homogènes, les informations passent mieux par une voie que par une autre. Faire un parallèle avec les relations parentales est intéressant.
En tenant compte du niveau de réalisation, on pourra injecter les informations nécessaires pour améliorer ce qu’on fait. Si le sujet les accepte, il n’y aura pas de difficulté à le faire progresser. Si le sujet oppose des réticences ou des résistances, ce sera tout l’art du pédagogue pour faire admettre ce que le sujet refuse.

Il n’est pas nécessaire d’attendre pour faire ce qui pourrait se faire maintenant. Il est regrettable que les paroles du Talmud qui nous indique l’état parfait ne soient pas entendues plus tôt ou ne soient pas appliquées aujourd’hui.
Citons Marcel Pagnol : “Tout le monde savait que c’était impossible. Est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait !”
L’avenir sera inquiétant, car l’évolution moderne atrophie le circuit œil-main avec l’œil qui regarde de plus en plus d’écrans et la main qui régresse. Or œil-main représente le résultat et le langage des faits. Il a priorité sur les promesses, les rêves, les illusions, le magique…
Citons les expériences de Riesen qui a attaché des chatons pendant les 3 premiers mois de leur vie. Les chats seront aveugles toute leur vie ! En effet, qu’est-ce un aveugle si ce n’est que les informations visuelles n’ont aucun effet sur le comportement.
Ce qu’ont décidé les hommes ne correspond pas forcément au bon fonctionnement de l’être humain. Les enfants qui n’ont pas eu d’éducation motrice suffisante et de développement de leur main auront des déficits.
Si vous voulez gâter vos enfants, développez l’univers des possibilités de leurs mains !

TRANSMETTRE

Peut-on faire bénéficier les autres de son expérience. Un savoir que ne se transmet pas sera perdu. Doit-on vivre pour sa consommation personnelle sans se préoccuper du reste ?



Le trajet de l’information

Dans la transmission orale, bien souvent l’information entre d’une oreille et sort de l’autre. En effet, une information chasse une autre. Pour intégrer l’information, il faut la ruminer. L’information est un corps étranger qu’il faut adapter en la répétant pour qu’elle soit digérée.
Lorsque l’on fait ou l’on fait faire, l’information traverse le corps. Celui-ci en garde toujours une trace qui sera renforcée, si le sujet est motivé à la réactualiser.


Une information qui n’est pas soutenue n’est pas crédible. L’œil-l’oreille-la main ne sont pas simplement que des mots agencés, mais une structure différente de celle qui nous entoure.
En effet, la société a été toujours structurée en catégorie de façon binaire, en tout ou rien. Il faut toujours être étiqueté en chômeur, invalide, retraité, névrosé… Ces étiquettes donnent des droits ou des inconvénients lorsqu’elles sont mal adaptées. Certains en tirent profit lors d’un accident où ils seront bien indemnisés, d’autres savent mal se débrouiller parce qu’ils n’ont pas fait le nécessaire comme il le fallait.
Comment expliquer qu’entre le noir et le blanc, il existe la gamme des gris. Le système maternel est structuré en tout ou rien. Avec un modèle, on en peut que concevoir la même chose ou son contraire.



Le père est différent, c’est-à-dire qu’il est ni noir, ni blanc. Il est par conséquent gris. En combinant cette couleur avec le noir et le blanc, vous obtenez la gamme des gris.
Dans l’article précédent, je parlais de lignes. Le système maternel est un système oscillant, il faut une régulation paternelle pour concevoir la ligne.
Je suis obligé de vérifier, de tester tout ce que je dis, de coller de très près à la réalité pour ne pas moi-même délirer.
Ce que je dis concerne tout être humain dans la mesure où il a des yeux, des oreilles, une bouche et des mains, qu’il a été enfant et qu’il est à l’image du cerveau humain, quelle que soit l’époque ou le pays où il vit.



CHAOS OU COSMOS ?

L’univers a toujours été en équilibre entre le cosmos ou le chaos. Après des périodes de prospérité, on s’achemine vers des difficultés grandissantes.
Ce n’est pas la peine de faire une énumération de ce qui ne va pas actuellement mais penser plutôt à s’en sortir. Tout existe pour améliorer notre vie jusqu’à en faire un paradis, alors que l’on amorce une descente aux enfers.
Il faudra utiliser notre savoir et nos moyens autrement.
La vie nous a donné l’œil, l’oreille, la bouche et la main. Les humains ont remplacé la perception par l’audiovisuel et la main par la mécanisation, l’automatisation et la robotisation… Bref certains peuvent vivre complètement dans un monde virtuel où l’on n’a besoin de personne.
Œil-main qui s’atrophie ne tient plus compte des réalités pour faire place aux croyances et à l’illusion, donne accès aux résultats et aux lois de la vie.
On souhaite gagner de l’argent sans rien faire, être célèbre sans le mériter, être servi dans nos désirs exigeants.
Le chômage est dû aux techniques qui se passent de l’être humain. Vous connaissez les stations d’essence dépourvues de présence humaine, à quand le supermarché similaire puisque la technique le permet ?
La main-d’œuvre coûte trop cher et l’on est mal servi. Beaucoup mettent plus d’énergie à râler qu’à travailler. Les transports et la délocalisation permettent de se servir ailleurs que dans son pays.
Les grands groupes ont presque occupé tout le terrain social et il sera difficile de trouver sa place.
Quel que soit le parti politique, comment améliorer cette réalité ?
Au niveau individuel, qu’est-ce qu’est le plus important : la vérité vérifiable ou les croyances et le conformisme ? Nous ne sommes pas crédibles vis-à-vis de notre prochain et les gens sont de moins en moins fiables. On est entouré de gens inertes alors que les grands groupes sont obligés d’avoir des équipes efficaces pour exister et progresser.
Prenons un exemple simple : je vous invite à faire une excursion. Vous êtes d’accord, mais le lendemain où la sortie doit se faire, vous n’êtes pas en forme. Si les informations Bouche-oreille (c’est-à-dire ce que vous ressentez) ont priorité, vous n’allez pas venir et même pour certains sans prévenir, alors que si on tient compte de la parole donné et de l’engagement pris, (œil-main) vous honorerez votre rendez-vous ou vous prévenez pour annuler si vraiment vous êtes dans l’impossibilité de vous déplacer. Dans ce cas vous serez fiable. On ne pourra rien construire avec des gens non fiables qui mettent en priorité ce qu’ils ressentent !
La publicité a bien compris qu’il fallait faire croire plutôt que ce qui est vérifiable : comment maigrir en mangeant ce que l’on a envie, avoir des muscles sans s’entraîner, comment gagner de l’argent en restant dans son fauteuil, avoir des cadeaux sans les mériter !
Les club de vacances proposent un standard avec un cadre idyllique, un confort extrême, une nourriture abondante et libre, des animations, être servi dans tous ses désirs.
Je ne suis pas contre ce maternage ou de vivre grâce aux avantages sociaux, mais combien de temps pourra-t-on vivre dans l’illusion ?
Le drame s’accentue au niveau de nos enfants. Sans détailler le sujet prenons encore un exemple très simple : Je reconnais le chant de la poule qui a fait l’œuf. Combien d’enfants le savent ? Cela ne sert strictement à rien, mis à part que ces données sont vérifiables mondialement et éternellement valables alors que leurs références imprégnées de publicités ou de vedettes sont éphémères.
On déplore les violences urbaines, ce ne sont que les plus agressifs qui s’expriment, les autres enfants ou adolescents ne sont pas indemnes de troubles graves.
Pour construire, il faut réunir un certain nombre d’éléments dispersés dans un ordre et un sens bien précis. Pour détruire, n’importe qui peut le faire sur n’importe quel objet. Beaucoup de casseurs ne savent pas faire autre chose, ils n’ont pas été éduqués.
Les arts ont une place de choix pour éduquer ou rééduquer l’œil par le dessin, l’oreille par la musique, le théâtre et le chant pour l’expression et la main par les métiers artisanaux, on peut ajouter pour le corps le sport et la danse. Nous y reviendrons dans un autre article. Il s’agit simplement de développer les ressources que la nature nous a offertes. On a admis les bien faits du sport et de la kinésithérapie, ,il faut comprendre que ceci est valable pour l’éducation de nos outils. Le film “Les choristes” souligne l’intérêt de la chorale, mais on aurait pu utiliser d’autres supports. Il s’agit de canaliser notre énergie vers des objectifs évolutifs.
Il n’y a pas de mal à ne pas savoir, plus important sera le commentaire négatif ou les résistances à faire une tâche.
Cette carence éducative n’est pas prête de s’améliorer, car on s’investit davantage sur le paraître avec le prêt-à-porter et l’esthétique que sur l’être.
Si j’étais homme politique, je ne ferai guère mieux que les autres, par contre, je suis plus adapté à m’occuper d’individus et cette lacune est considérable.
Il faut faire la distinction entre distraire qui consiste à détourner notre regard de ce qui nous préoccupe habituellement et créer ou faire qui mettent en jeu d’autres circuits neuronaux qui procure la joie qui est une sensation différente de la distraction.
On sait que dans l’avenir nous aurons des machines encore plus automatiques et perfectionnées, mais on sait aussi que ce ne sera plus ces améliorations qui nous rendront plus heureux. Notre croissance stagne et il n’y a plus de créations qui changeront de manière significative notre avenir.
Or les machines deviennent plus petites, plus performantes et moins chères. Si on se situe au-dessous des machines, nous sommes des consommateurs, si nous sommes au-dessus des machines, nous serons créatifs.

J’ai l’impression d’écrire des hiéroglyphes qui seront décodés, je ne sais quand, car une information n’a de valeur que si elle est reprise par d’autres.
Je suis en âge de la retraite, j’écris par devoir avant de me retirer et devenir comme les trois singes les mains sur les oreilles, ils n’ont rien entendu, les mains sur les yeux, ils n’ont rien vu et les mains sur la bouche, ils n’ont rien à dire.


Je livre une matière brute, pardonnez-moi mes fautes d’orthographe et mes maladresses de style.
Malgré quelques erreurs dans les liens que je n’arrive pas à corriger, vous pouvez les consulter en tapant :
http : //jancopy, puis 1, 2, 3, 4, 5b (et non 5 à cause d’erreurs), 6, 7, 8, 9, 10.blogspot.com

C’est à vous de juger de diffuser ces propos autour de vous ou de les ignorer. J’ai essayé d’être assez explicite et imagé pour être compris par naïf en la matière.

Tous mes articles sont à la fois indépendants et liés. En voici les titres. Il suffira de cliquer sur l’adresse les pour consulter.

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